L'ETAPE BEAUJOLAISE
UNE VIRÉE DANS LES MONTS DES BEAUJOLAIS !


Pendant qu'un bon groupe du CCO s'essayait sur un BRS de Bretagne, l'infatigable Laurent LESPAGNOL participait à l'Etape
Beaujolaise, une cyclosportive de 152 km dont le départ était à Belleville dans le 69.
On espère que Laurent aura bien profité de son passage au pays du vin primeur !
Voici son résultat : Temps du 1er 4h19'34, 175 classés.
Laurent termine 70ème au scratch en 5h02'13 et 17ème sur 32 dans la categorie C.
Il obtient un brevet d'argent.

COMPTE-RENDU DE LAURENT
"Fallait-il en avoir vraiment envie, une semaine à peine après s'être fait péter les capillaires des jambes sur la Time, pour s'infliger
à nouveau 4 heures de voiture et aller s'engager sur cette cyclosportive beaujolaise "titrant" pas moins de 2740 m de D+
"Meuh non ! Ca fera beaucoup moins", m'avait rassuré Raphaël Mottet et ma foi, je m'étais laissé convaincre...
Superbe ciel bleu, température déjà douce à 7h ce samedi 15 juin lorsque je pénétrais, à Belleville/Saône, dans le caveau où
étaient remis les dossards.
Accueil très sympathique et parcours très bien organisé pour s'inscrire : il suffisait de suivre les flèches.
Mon dossard 502 récupéré, je reprenais la voiture et partait du côté de Beaujeu, lieu d'arrivée de la cyclosportive.
J'y retrouvais Raphaël, déjà prêt et après une préparation en un temps record (pour moi...), il fallait couvrir les 15 km nous
séparant du lieu de départ à Belleville.
Un échauffement très musclé (39,2 de moy!).
Quelques 400 partants (à peu près moitié-moitié pour chacun des 2 parcours de 152 et 110 km) attendaient le départ, qui devait
être donné avec un bon quart d'heure de retard.
Les 7 premiers km étaient neutralisés, et s'avéraient relativement dangereux à ce faux rythme.
La meilleure option était de remonter le plus possible à l'avant pour éviter ou plutôt anticiper les freinages brutaux.
Puis dès le départ réel, le peloton s'étirait et se morcelait petit à petit au fil des quelques talus passés à un rythme très soutenu.
Au 30ème km, la première côte me laissait sur le carreau, incapable que j'étais de suivre - ça devient un vrai blocage, je n'ai même
pas essayé...
- j'accrochais néanmoins un petit peloton en basculant à la Maladière, que je suivais dans la descente.
Pas de répit, il fallait embrayer sur la 2ème difficulté, le col de Saint-Bonnet, point culminant de la journée avec ses 645 m.
Je tenais 2 km avant d'être largué à nouveau.
Finalement, je prenais le temps d'admirer le paysage magnifique et je n'étais pas si mécontent de prendre un rythme plus à ma
convenance.
Après un replat, un autre taquet nous menait au col du Cruizon, où se reformait un groupe de 6/7 coureurs.
La longue descente (et ses gravillons) qui s'ensuivait puis les 30 km suivants étaient avalés à belle allure et, pour nous redonner
un peu de punch, les premiers éléments du 110 km nous rejoignaient, suivis quelques minutes plus tard par quelques autres.
Du coup, le peloton que j'avais abandonné par l'arrière dans Saint-Bonnet était avalé du côté de Corcelles-en-Beaujolais !
Je reprenais ensuite confiance dans la montée de Chiroubles au Km 89, bien corsée quoi que relativement courte avec son 1,4km.
Puis, grosse surprise en arrivant à Fleurie!
Arrivant en sens inverse, un groupe d'une dizaine de gars faisaient vite demi-tour en nous voyant.
Parmi eux, des gars lâchés avant la première bosse... L'un d'entre eux m'indiquait s'être un peu perdu et après examen de la
carte, il est probable qu'ils soient passés directement de Corcelles à Lancié, sans prendre la boucle de Chiroubles, et qu'à Lancié,
ils aient pris le sens inverse du parcours...
Sans compter que dans cette dizaine, se trouvaient des gars du petit parcours, engagés involontairement sur le grand, puisque la
bifurcation vers le 110 était précisément dans la boucle manquée.
Bref, notre peloton devenait un peu plus conséquent, mais se disloquait à nouveau en passant les côteaux du fameux "Moulin à
Vent" (et son véritable moulin à vent, que n'a pas aperçu Raphaël ).
Splendides paysages que ces vignes à perte de vue.
Au 120ème km, retour des choses sérieuses, avec la montée de Pruzilly.
Un peu trop longue à mon goût, je me trouvais décroché.
J'essayais néanmoins d'accélérer en danseuse afin de recoller un peu avant l'entrée dans le bourg, mais ce changement de
rythme m'était fatal et je laissais partir un petit paquet de 7/8 gars.
Dans le bourg, j'attrapais un gobelet d'eau à la volée, avant d'entamer la descente, assez courte puis tout de suite il fallait se
remettre à grimper, avec un petit raidillon pour commencer, en passant à Jullié-la-Salle.
C'était désormais des montagnes russes sans aucun répit, que venait ponctuer la longue et délicate montée vers le col de Durbize.
Les jambes n'en voulaient plus et j'arrivais cuit en haut du col.
J'attaquais la descente complètement rincé, sans plus de force.
Un gars de "Lyon Sprint Evolution", qui roulait peu ou prou dans le même groupe depuis la montée de St-Bonnet, me faisait
l'impression de m'attendre, en se retournant régulièrement et en n'accélérant pas.
Mais impossible d'embrayer.
Pour ne rien arranger, la route comportait encore des gravillons et le vent n'était pas là en allié.
Retrouvant un peu de forces sur la dernière partie vallonnée, j'espérais pouvoir en finir rapidement, mais la surprise du chef (très
mauvaise sur le coup) était encore à venir.
La route du retour était délaissée pour nous faire rentrer sur Beaujeu en faisant un détour par une côte de derrière les fagôts
(ou plutôt de derrière les vignes).
Mille excuses au passage au signaleur qui a voulu plaisanter en annonçant les 5 derniers km (eh bien non il ne plaisantait pas)...
En Zig zag les derniers 300 m de montée !
Puis une longue descente vers Beaujeu où c'était une délivrance de passer sous le portique et d'entendre le Bip salvateur.
La descente de vélo était terrible, j'étais bloqué des pieds à la tête.
Jamais je n'avais terminé une cyclo dans un tel état, ni n'avais été si souvent à la limite des crampes dans les zones de plat,
bizarrement !
La suite, c'était le repas - avec le verre de Beaujolais, bien sûr - pris avec Raphaël et Yves Simon avant d'assister à la remise
des récompenses."





Les résultats complets de l'Etape Beaujolaise


Le parcours de l'Etape Beaujolaise