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| Le jeudi 1er mai 2008, Laurent LESPAGNOL
a participé à la "Roger Walkowiak" à Cusset
en Auvergne près de Vichy. C'est une cyclosportive de moyenne montagne (2400m de dénivelé) avec un parcours long de 158km. Voici ses résultats : 201 classés, temps du 1er : 4h27'24 LESPAGNOL Laurent : 80ème en 5h06'36, 26ème sur 45 dans la catégorie D |
| Laurent nous
raconte... "Le Bourbonnais était le cadre de ma première cyclo de moyenne montagne cette année. Et en ce 1er mai, le beau temps était au rendez-vous pour le bonheur des cyclistes présents, et de l'organisation peu épargnée par la météo ces dernières années. Une journée bien remplie : lever à 3h15, départ vers 4h de Courbevoie, halte du côté d'Ablis pour récupérer Karl, et arrivée vers 8h00 à Cusset, lieu d'organisation de la Roger Walkowiak, petite bourgade jouxtant Vichy. Après avoir retiré mon dossard (26) et m'être préparé (je préférais garder le cuissard long, la température n'étant pas très élevée), j'avais quelques minutes devant moi pour m'échauffer dans les rues de Cusset. Puis je rejoignais le sas de départ, qui était déjà blindé. Je décidais de me diriger sagement (et bêtement avec le recul) vers la queue du flot des 220/230 partants, malgré l'appel de Karl à le rejoindre devant... Le départ était donné par Roger Walkowiak himself, 81 ans mais bon pied bon oeil, avec quelques minutes de retard sur l'heure prévue et c'était parti pour 158 kilomètres et 2400 m de D+ ( voir parcours ), avec pour principale difficulté le Col de la Charme à 1120 m d'altitude. Départ complètement raté pour moi, je n'arrivais pas à enclencher la cale gauche dans la pédale et je manquais de me prendre une barrière avant même d'avoir passé la ligne de départ... S'ensuivait une poursuite endiablée de 5 km dans les rues de Cusset puis hors la ville pour revoir enfin la tête de course. Cet effort prématuré, sur une route sensiblement ascendante, allait m'être fatal au bout de 25 km, conjugué à un mauvais placement décidément récurent. Un étirement du peloton provoquait une cassure dont j'étais l'une des victimes. Je me retrouvais dans un groupe de 5/6, intercalé entre le peloton de tête et la suite de la troupe. A partir de ce moment-là, allait débuter un long calvaire qui durerait pratiquement jusqu'à la fin de la course. C'était d'abord, durant environ 15 km de profil accidenté, une longue et rapide poursuite derrière le petit groupe que je n'arrivais pas à accrocher définitivement : les bosses me ramenaient presque dans les roues mais les descentes me renvoyaient dans les cordes, et au petit jeu de l'élastique je finissais par céder... pour revenir à la sortie d'Arfeuilles grâce à un gros coup de reins. Mais j'étais cuit et catastrophe, je tombais sur un panneau indiquant "montée 10 km" : mon moral en prenait un sérieux coup. J'essayais néanmoins de m'accrocher durant un bon km, d'autant plus qu'il me semblait voir pas loin devant un point orange à l'allure chaloupée caractéristique...! Mais les jambes n'en voulaient plus et je perdais petit à petit du terrain, jusqu'à me résigner. Pas le temps de gamberger, j'entendais juste derrière moi des cliquetis caractéristiques. C'était une bonne douzaine de coureurs qui me rattrapaient au milieu environ de la montée. J'accrochais leurs roues tant bien que mal et au bout de 2km, le petit groupe reprenait Francis (le point orange). L'arrivée à Saint-Nicolas de Biefs au km 56 marquait la fin de cette ascension. Nous croisions alors sur le bas côté de la route l'un des favoris Laurent MARCON qui semblait avoir quelques soucis avec sa chaîne (brisée). Sans pouvoir profiter plus longtemps du paysage, s'ensuivait une longue descente ponctuée de temps à autre d'un petit coup de cul. D'abitude pas rassuré dans les descentes, je me surprenais à boucher les trous, remonter vers la tête du groupe et je prenais un plaisir certain à piloter mon Time, que je trouvais très précis dans les trajectoires ! Puis nous abordions une zone un peu plus accidentée, aux environs de Laprugne, qui précédait la difficulté principale de la journée, la longue ascension vers le Col de la Charme, 10 km depuis le bourg de Saint-Priest-Laprugne. La traversée de ce village me rappelait que je devais m'y rendre depuis près de 3 ans pour des recherches en mairie, sans avoir pu trouver le temps.... et c'est finalement en vélo que j'y passais.. La difficulté de cette montée du col de la Charme était selon moi le changement incessant du pourcentage de la route. Très irrégulière que cette pente, si bien qu'il m'était impossible de prendre un rythme et de m'y tenir. Je passais la quasi totalité de la montée à essayer de garder le contact, mais rien à faire, j'étais condamné à perdre sans cesse du terrain et à relancer en danseuse pour recoller. Et cela durant 10 km, à la fin c'était usant. D'autant plus que mon dos me faisait de plus en plus souffrir au fil des kilomètres. Francis quant à lui partait dès le début du col seul devant, puis le groupe grignotait petit à petit du terrain pour le cueillir juste avant le sommet. Petite anecdote, au beau milieu de l'ascension, nous étions doublés par un véritable avion, c'était un Laurent MARCON terrifiant de facilité ! Ça ne nous remontait pas le moral! Après avoir basculé le Col de la Charme, à nouveau une longue zone de descente, toujours ponctuée de quelques talus bien casse-pattes puis au 108ème kilomètre, c'était la 3ème côte principale menant au Col de la Plantade, débutant après Palladuc, encore longue d'une dizaine de kilomètres. Plus régulière que les précédentes, je m'y sentais nettement mieux, étant enfin plus à mon aise ou plutôt moins à la rue. La dernière grosse difficulté, l'ascension de "Cheval Rigon", était pour moi la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Le panneau indiquait 3 km de montée, plutôt raide au départ et rapidement je me voyais déjà prendre la porte. Les jambes ne suivaient pas alors que devant - encore Francis - ça galopait ! Mais c'était trop bête de craquer là alors qu'il ne restait que 25 km. Alors à force de petites et nerveuses accélérations en danseuse, je recollais et je m'arrachais littéralement pour basculer sans accuser de retard, vers la descente finale. La fin de l'épreuve, c'était tout à droite pour rejoindre Cusset, en partie sur la route empruntée à l'aller. La perspective d'en finir me redonnait des jambes, sans toutefois en profiter dans le sprint final. Je franchissais tranquillement la ligne, avec le sentiment que je m'en étais pas trop mal tiré... Puis nous allions déguster notre plateau repas bien mérité et assister au début de la remise des récompenses, bien tardive, toujours en présence de Roger Walkowiak, avant de rejoindre la Région Parisienne." |
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