| Le samedi 17 mai 2008, Laurent LESPAGNOL
a participé à la "Michel Grain" à Nieuil-l'Espoir
dans la Vienne près de Poitiers. Le grand parcours fait 160km. Voici ses résultats : 196 classés, temps du 1er : 4h10'12 LESPAGNOL Laurent : 43ème en 4h23'24, 13ème sur 29 dans la catégorie D |
| "Week-end dantesque... Le samedi matin, j'arrive vidé par un début de gastro déclenchée la veille et qui m'a empêché de dormir un bonne partie de la nuit. Puis ce vilain pressentiment qu'il va se passer quelque chose... 5 km avant d'entrer dans Nieuil l'Espoir (Vienne), je traverse un lieu-dit : "la Tombe à Laurent" (véridique). Accueillant, non ? Bon, j'y vais quand même, petit café avalé vite fait et je récupère mon dossard 49, avec un beau maillot manches longues. Je file me préparer, puis au moment de fermer la voiture, je me rappelle que j'ai oublié la puce. Je rouvre la voiture et... impossible de remettre la main dessus ! Damned, c'est pas ma journée.... Je retourne un peu stressé (Marc et Jérôme savent à quoi ça ressemble !) aux dossards pour essayer d'en récupérer un autre. Après quelques palabres (pas content le gars de l'organisation!), je repars avec le dossard 240. Je retire ma veste pour épingler le nouveau dossard et... je retrouve ma puce accrochée à l'intérieur...!! Assez perdu de temps, je pars m'échauffer et je reviens me positionner pour le départ. Du coup, je suis au fond du paquet (environ 240 donc, je suis bien placé pour le savoir...) et c'est parti pour 160 km et 450 m de D+ annoncés (en fait 1235 m relevés au compteur !) Ca part tranquillement, après 500 m un peu plus rapides où je me replace un peu vers l'avant. Et l'allure reste modérée pendant facilement 65 km (34 km/h de moyenne au bout de 50 km). Quelques belles zones de plat, à peine vallonnées, puis du côté d'Availles, quelques bosses qui passent bien. Puis, au bout de 70 km, sur des chemins plus escarpés et pentus, le peloton de tête accélère. Un peu en retrait, je suis en passe de rentrer sur le tout premier groupe, mais, au moment d'atteindre mon but, un gars devant sur la droite tombe, entraînant les autres avec lui. Je pense pouvoir éviter, étant plus sur la gauche, mais pas de chance, celui qui est juste devant moi tombe tout seul (il a probablement freiné trop fort et glissé) et boum, par terre... résultat genou, mollet et haut de la cuisse droits bien éraflés (cuissard légèrement troué), paume de la main en sang (je n'ai pas retiré le gant à ce moment mais il est devenu tout rouge et la guidoline avec) et coude idem (à travers ma manchette, qui n'avait rien). J'ai au moins eu plus de chance qu'un gars qui est resté à terre face contre sol, sans bouger... Je me relève d'un coup, je peste mais je remonte sur le vélo. J'essaie de repartir vite... pas possible, j'ai déraillé. Je remets tout, et je repars. Le tout en moins d'1 mn, à tout casser.. Je repars donc, mais la tête est loin désormais et le groupe suivant est passé. Je fais l'effort pour recoller au moins à Eric du Versailles Sportif, que je vois à 300 m mais à part 2 gars de Saumur, personne n'aide, donc je me relève, complètement cramé, au bout de 5 km. Et là, je me rends compte que j'ai quand même mal partout. Je peux plus tenir mon guidon que par 2/3 doigts sur la cocotte droite et je tiens le bras droit très écarté par rapport à l'axe du vélo pour avoir le meilleur appui possible (allez essayer ça pendant 80 bornes!). Je pensais que le vélo n'avait rien et au bout d'un moment, les gars qui sont avec moi, et qui voient bien que je suis blessé me disent aussi que j'ai ma patte de dérailleur complètement tordue! En effet, un coup d'oeil rapide le confirme. Et ils me recommandent de ne pas rétrograder sinon le dérailleur va cogner dans les rayons. Là, je suis tétanisé ! Il reste à ce moment là environ 70 bornes et je me demande si je vais pouvoir tenir jusqu'au bout. Condamné à rester sur le grand plateau et les vitesses 12/13/14. Comme si ça ne suffisait pas, la pluie arrive et là, je douille car le mouillé sur des plaies ouvertes, c'est pas le pied! Une bonne douche, on voit plus que dalle par moments. Heureusement, cela ne durera qu'une dizaine de minutes. Après, ce ne sera que quelques gouttes par intermittence. Au fur et à mesure que l'arrivée se rapproche, je retrouve un peu de confiance et en arrivant à 20 km de l'arrivée, le groupe de devant est en vue ; il nous a été signalé par le motard qui nous encadre et les 2 gars de Saumur se lancent à sa poursuite. Au bout d'un moment, je vois qu'ils se lassent car personne ne les relaie. J'y vais pour les aider mais un peu fort et du coup je termine le travail sur environ 4 km (ça m'a rappelé la poursuite sur Paris- La Roche Guyon). A ce moment, je me sens super bien, malgré la douleur. Le groupe est repris et je vais même jusqu'à aller rechercher 2 échappés de ce nouveau groupe. Puis c'est le final. Je reste en position d'attente le plus longtemps possible (pas comme à Sablé/Sarthe) avant de faire le sprint et j'arrive en 3ème position du groupe de 29 éléments. Vraiment dommage d'avoir chuté. J'aurais fini mieux que 43ème! Avant d'aller à la Look le lendemain, il faut encore remettre en état le vélo, au "CULTURE VELO" de Chasseneuil-du-Poitou. Très sympa et un vrai sens commercial, même s'il s'agit d'un partenaire de la Michel Grain. Le dérailleur est remis en état, même s'il faudra penser à changer la patte de dérailleur. Puis direction la pharmacie pour soigner le bonhomme. Un peu sermonné par le pharmacien... le coude méritait des points de suture, paraît-il!" |
