LA JACQUES GOUIN
LA SAISON DES B.R.S EST LANCÉE

Le dimanche 24 février 2008, Laurent LESPAGNOL participe pour le CCO à cette première cyclosportive de la région parisienne,
longue de 115km.
Le départ est à Fontenay-le-Vicomte dans l'Essonne, comme d'habitude en cette saison il faisait froid, le brouillard était même
présent.
Laurent termine 104ème sur 299 arrivants et il est 34ème sur 96 dans sa catégorie.
Il nous raconte...
COMPTE-RENDU
La Jacques Gouin marque traditionnellement l'ouverture de la saison pour bon nombre de cyclosportifs franciliens et des
départements limitrophes.
Se déroulant invariablement le dernier dimanche de février, la météo est souvent le juge de paix de cette épreuve, qui avait même
dû être annulée en 2005 en raison d'intempéries.
Succédant donc au millésime 2007 marqué par le froid et un vent monstrueux, cette édition était annoncée sous le signe du soleil
et de la douceur.
Il faisait pourtant humide et frais (2° à 7h00) ce dimanche matin à Fontenay-le-Vicomte et un épais brouillard s'était invité à la fête.
Après avoir récupéré tardivement mon dossard, j'enfourchais mon vélo (j'allais enfin voir ce que donnait mon beau Time...) pour
un rapide échauffement, vite avorté après avoir repéré les Boutigny's Brothers en pleine préparation.
Puis en rejoignant la zone de départ, je tombais sur Karl Coudre, coureur réputé et cyclosportif émérite que je reconnaissais
sans difficulté dans son maillot du VS Chartrain, accompagné de Guillaume Judas, son coéquipier champion du monde sur route
masters 35/39 ans à St-Johann en Autriche en 2006.
A 8h30, les vétérans (+ de 40 ans) s'élançaient dans la brume pour 115 km et 980 m de D+, nous devançant de 3 minutes,
la particularité de la Jacques Gouin étant de faire partir les concurrents par handicap d'âge.
Départ prudent, contrairement à l'édition 2007, les premiers kilomètres étaient vraiment effectués "à allure contrôlée",
à tel point qu'au bout de 10 kilomètres, ça ralentissait (stoppait devrais-je dire) à 2 reprises de telle façon que nous revenait en
mémoire le "syndrôme de la Stephen Roche".
Mais ce flottement était vite évacué, et le départ réel était signalé, peu avant la première côte.
Elle était rapidement passée, cette première bosse, vers Lardy. Mais elle laissait sur le carreau une bonne partie du peloton.
D'autant plus qu'après une rapide descente, une seconde côte de même difficulté mais un peu plus longue, vers Torfou, opérait
une seconde sélection.
C'est à Torfou que le brouillard laissait enfin place au ciel bleu/soleil.
Très légèrement décroché dans la première côte, un peu plus nettement dans la seconde, c'est au prix d'un gros effort dès la fin
de la 2ème côte que je réussissais à revenir sur le peloton, en ramenant quelques coureurs.
La suite était une succession de zones de plat et de descente, à très vive allure, mais cela avait pour effet de disloquer quelque
peu le gros peloton.
Plutôt gênant avant d'aborder la côte de Villeneuve/Auvers, au km 30. Là, encore un écrémage et toujours, un peu de mal à garder
le contact, me retrouvant même un temps coincé sur la partie droite de la chaussée par un petit groupe en perdition.
Une fois encore, la poursuite était lancée pour rejoindre le peloton, mais tout seul c'était dur et il fallait le renfort d'un groupe
de 2/3 pour finir le travail.
La côte suivante d'Orgemont me voyait céder, la première partie du peloton s'éloignant définitivement.
J'y laissais là David Boutigny, victime d'une crevaison, son frère Cyril ayant lâché dès la première bosse.
Un petit groupe d'une douzaine de concurrents se formait et abordait quelques kilomètres plus loin la difficile côte d'Orveau
(passage 1ère cat à 15% en haut).
Mais désormais le moteur tournait bien et nous reprenions au fur et à mesure les attardés du groupe de vétérans partis avant nous.
Notre groupe grossissait donc au fil des kilomètres, et après avoir passé le gros faux plat montant de Bonvilliers, nous nous en
donnions à coeur joie sur une quinzaine de bornes de plat, légèrement vallonnées, entre Bonvilliers et Champmotteux, là même où
l'an passé le vent couchait littéralement les vélos du côté gauche !
Juste avant Champmotteux, un gros coup de reins me faisait remonter sur la tête du groupe et nous nous retrouvions une petite
vingtaine à rouler à fond de train dans un long faux plat descendant jusqu'à Maisse.
La suite, c'était du plat, avant d'aborder la côte de Boutigny/Essonne, assez difficile quoique relativement courte, qui disloquait
une nouvelle fois le peloton, mais celui-ci se reformait après, les lâchés étant chaque fois remplacés par des vétérans repris.
Il était ensuite temps de préparer l'arrivée dans la très raide côte de Champcoeuil (13% sur 400m).
Notre groupe, certainement ralenti par l'appréhension, abordait cette difficulté tranquillement.
Je me préparais en restant dans les roues, autour de la 4è/5è place et à 800 m de l'arrivée, j'essayais de rattraper un coureur
qui avait pris les devants.
C'était chose faite au milieu de la côte, mais je sentais que quelque chose clochait...
Un coup d'oeil rapide vers le bas m'indiquait que j'avais tout simplement oublié de passer le petit plateau avant de partir.
Damned, trop tard, je finissais debout sur les pédales, presque en zig zag, et dépassé finalement par quelques gars.
Entre 3h10 et 3h15 pour les 107 km (pas plus de précision, mon Polar ayant obstinément refusé de fonctionner).
Le retour sur Fontenay le Vicomte (8 km) s'effectuait sur le mode "récupération".
Une dernière péripétie - crevaison roue arrière - avant de rallier l'arrivée, mais ça n'était plus bien grave...
A l'avant, Karl partant avec les vétérans aura fait la course en tête, s'échappant en compagnie d'un acolyte (tandem un temps
suivi par un non-engagé opportuniste, rapidement évincé par l'organisation).
Malheureusement rattrapé in extremis par les leaders du groupe "seniors", dont le futur vainqueur Rodolphe GIRARD, du FRFV,
club organisateur.
Un sandwich, une boisson rapidement avalés et nous attendions la remise des récompenses en discutant entre forumeurs du site
velo101.com (Karl, Sébastien Magnenay).
Karl avait l'air tout surpris d'apprendre qu'il remportait sa catégorie et était félicité comme il se doit par l'organisateur.
A noter l'excellente organisation, résultat de l'investissement de Jean-Louis BLETEL.
Gros plus par rapport à l'an dernier, le fléchage au sol, important pour ceux qui se retrouvent tout seuls.
La sécurité est quant à elle un point fort, chaque carrefour étant surveillé."
PHOTOS
Photos prises ici
Les résultats complets de la Jacques Gouin

Les photos des podiums sur le blog de Laurent