| Le dimanche 20 avril 2008, 6 membres du
CCO ont participé à la Côte Picarde, une cyclosportive
de la Somme proposant deux parcours (152km et 91km). Le départ a été donné à Mers-les-Bains. On notera qu'Eric LEMALE prévu sur le grand parcours ayant crevé, terminera sur le petit parcours et par conséquent non classé. |
|
NOM - Prénom
|
Scratch | Temps | Cl par Catégorie | Brevet |
| LESPAGNOL Laurent | 55ème | 4h10'39 | 21ème sur 80 cat B | Or |
| CERINI Jérôme | 100ème | 4h19'25 | 37ème sur 80 cat B | Or |
| BRIGHI Marc | 228ème | 4h41'52 | 37ème sur 57 cat D | Or |
| LEMALE Eric | non classé | - | non classé | - |
|
NOM - Prénom
|
Scratch | Temps | Cl par Catégorie | Brevet |
| MEZAGUER Annick | 137ème | 4h18'10 | 4ème sur 4 cat W3 | Bronze |
| LEFORT Hubert | 138ème | 4h18'25 | 26ème sur 26 cat D | Bronze |
|
"Partis de Carrières à 5 (tonton
Hubert, Annick, Jérôme, Marc et moi) samedi en début
d'après-midi rejoindre Eric au Tréport, nous
arrivons après une petite halte rafraichissante sur le coup de 17h récupérer nos dossards à Mers-les-Bains. Petit couac, tonton est inscrit sur le grand parcours au lieu du petit ; quant à moi je ne trouve pas mon nom sur la liste. Du coup, je récupère le dossard de tonton avant... de me trouver sur la liste (la honte!) Direction un café face au casino du Tréport où nous rejoignent Eric et Andrée. Sans tarder, nous rejoignons nos quartiers pour la nuit, le domaine de Hautebut, sur la commune de Woignarue à 10 km de Mers, à proximité du début du parcours. Le propriétaire a bien fait les choses, petit "home" isolé et petit déjeuner déjà prêt pour le lendemain, dîner consistant et revigorant avec un bon petit Bordeaux de derrière les fagots... Nous repartons bien tardivement récupérer le vélo de Marc qu'Eric a embarqué dans son camping car et vers 23h30, il est temps de penser à dormir pour être en forme le lendemain. 6h15 dimanche, réveil en fanfare (un subtil mélange de hurlements, la voix nasillarde de Marge Simpson et même la Marseillaise...) et tout le monde sur le pied de guerre. Le temps semble au beau fixe et l'arrivée d'une perturbation n'est annoncée que pour la fin de matinée. On s'est fixé la limite de 7h15 pour partir rejoindre le départ en vélo, histoire de faire tourner les jambes sur une douzaine de kilomètres. Tonton, qui part en voiture, ramène les sacs avec lui et je lui laisse la clef de ma voiture car il est convenu qu'il m'y ramènera après l'arrivée. Mais contretemps de dernière minute, au moment où je passe ma pompe à pied à Marc, je m'aperçois que mon pneu arrière est dégonflé, pas complètement mais suffisamment pour ne pas prendre le moindre risque. Gros stress imprévu, je change rapidement ma chambre à air et nous voilà partis avec un peu de retard vers Mers-les-Bains. C'est un bon échauffement, avec une partie du parcours en faux-plat ascendant et une grande descente vers Mers. Après moult hésitation pour trouver la zone de départ, nous terminons l'entraînement en prenant la fameuse côte du départ histoire de voir ce qui nous attend. Direction les sas. Avec leur bon dossard, Jérôme et Eric sont dans le premier sas. J'attends Marc qui théoriquement doit être dans le mien, mais que vois-je?, mon Marc devant avec Jérôme et Eric ... le saligaud...! Le départ est donné avec un bon quart d'heure de retard, en raison de l'arrivée tardive d'un motard du dispositif et c'est parti pour quelques 330 cyclistes sur 152,80 km et environ 900 m de D+ ( voir parcours ). Le passage de la première côte se fait à allure contrôlée et je m'emploie à zig-zaguer parmi tous ces vélos, sans mettre une seule fois pied à terre, pour retrouver mes compères. C'est chose faite lorsque nous arrivons sur le plat et tout de suite le peloton embraye. Eric me pousse à aller plus avant et là je me fie à son expérience... Marc n'est pas en reste et se porte également à l'avant dès qu'il le peut. L'allure reste mesurée à mon sens, malgré la bonne moyenne. Ce serait parfait s'il n'y avait pas de temps à autre un ralentissement "sauvage" ou quelques écarts parfois phénoménaux. Nous passons sur la rade du port de Cailleux/Mer, puis nous contournons la ville de Saint-Valéry/Somme pour rejoindre Le Crotoy. Cette longue mais agréable partie de manivelles, parfaitement encadrée par les motards de la Gendarmerie Nationale et sécurisée grâce aux nombreux signaleurs bénévoles, se poursuit jusqu'au 80ème kilomètre environ. Quelques hommes se sont échappés au 30ème km environ, mais le peloton reste compact. Il faut rester dans la première partie pour ne pas avoir de surprise par la suite. Depuis un moment, je n'ai plus vu Eric. En fait il a crevé au bout de 25 bornes et a bifurqué sur le petit parcours. Quant à Jérôme, il est caché au milieu du peloton. Marc, lui, est souvent dans les 20 premiers et tient la grande forme. Changement de scénario aux abords de la seconde partie du parcours, après le 80ème km. Les costauds embrayent sur un long faux-plat montant et provoquent une première sélection. Il faut que je m'arrache pour garder le contact mais c'est un peu le "sauve qui peut" et ouf, ça passe ! Mais on ralentit à nouveau et cela permet aux lâchés de faire leur réapparition. Je ne vois plus Marc mais Jérôme est bien là. Nous abordons une longue descente, suivie d'une bien belle bosse après avoir contourné Saint-Riquier. Cette bosse, je pense pouvoir la passer à l'énergie comme les autres, mais j'ai l'impression de rester scotché. Je me dis que j'aurais du passer le 39, mais c'est trop tard. Le peloton s'est bien étiré et dès lors, je vois bien que je suis trop loin et que le coup est parti. Encore une poursuite avec quelques autres... Nous avons la première partie du peloton à quelques encâblures, mais au Plessiel, après une dernière tentative, je lâche prise. Je viens de me rendre compte que j'étais le dernier à essayer de revenir. J'apprendrai à l'arrivée que tout a sauté aux 90kms sur l'impulsion du néo pro Guillaume LEVARLET de la FDJ. Je stoppe tout. Plus de souffle, plus de jambes et surtout un monstrueux point de côté qui va me contraindre à lever le pied assez longtemps. J'ai toutes les peines du monde à prendre le wagon d'une vingtaine d'éléments qui passe (et où ne figure plus Jérôme) et je vais passer les 30 kilomètres suivants à tenter de "récupérer" et à m'étirer le dos. Dans chaque zone de plat, je manque de lâcher prise et je passe le plus clair de mon temps à courir un poil derrière le groupe. Impossible de me mettre dans les roues ou de prendre les éventails. Heureusement, de temps à autre, un petit talus passé en force me permet de me recaler. L'une d'entre elles, bien pentue, en sortie de bourg et en sous-bois, fait particulièrement mal aux jambes. Sorti de là, un petit groupe de 4/5 tente de partir. C'est ma seule vraie incursion à l'avant pour tenter de revenir. Et encore il me faut de l'aide car je finis par coincer avant la jonction. La fin du parcours est principalement descendante, après avoir doublé tonton et Annick qui en finissent avec le petit parcours, nous abordons la traversée de Saint-Quentin-la-Motte qui est très pénible du fait du mauvais revêtement de la chaussée. Et enfin, nous arrivons dans la longue descente menant à Mers-les-Bains. L'arrivée est jugée en haut d'une butte, après un ultime effort. Je l'aborde tranquillement et monte à mon train, mais c'est incroyable de voir quelques-uns coincer de cette façon à quelques dizaines de mètres de l'arrivée. Je suis obligé de faire un gros écart sur la gauche pour éviter un gars qui part en zig-zag 150m avant la ligne ! Eric me lance un ultime encouragement avant de passer la ligne... L'organisation est bien rodée. Dès le passage, on nous dirige vers un sas où l'on se voit remettre le diplôme avec classement et temps, le cadeau du conseil général de la Somme puis le stand suivant propose des boissons fraîches. J'attends en discutant avec un gars de la Croix de Noailles l'arrivée de tonton et Annick, puis de Jérôme et de Marc. Après quelques difficultés à trouver le chemin de la salle des Fêtes, où les plateaux repas sont servis, nous prenons le temps de nous restaurer puis nous retournons nous changer et récupérer nos effets. Nous repartons, après avoir pris le café dans le camping car d'Eric, peu après 17h00, en direction de la banlieue Parisienne. Un grand merci à tonton Hubert, qui nous a concocté ce périple et qui a su ménager le suspense jusqu'au bout.... n'est-ce pas Marc?" |