
| Le samedi 24 mai 2008, Laurent LESPAGNOL
a participé à la Côte d'Orienne à Corcelles-les-Monts
près de Dijon (21). Le grand parcours faisait 157km avec 1950m de dénivelé. Voici les résultats : le temps du 1er est de 4h24'21, il y a eu 91 classés. Laurent LESPAGNOL est 45ème au scratch en 4h53'45 et 12ème sur 23 dans la catégorie F. |
| Ce samedi 24 mai 2008, se
déroulait la cyclosportive "la Côte d'Orienne"
qui, comme son nom l'indique, empruntait les routes de Côte d'Or, et parmi elles, celles des principaux vignobles. Le départ était donné à Corcelles-les-Monts, village perché à 450m d'altitude, non loin de Dijon. Une centaine de participants prenait le départ du grand parcours de 157 km, pour 1950 m de D+. Départ contrôlé durant quelques kilomètres, le temps de descendre vers Marsannay-la-Côte, première bourgade traversée. Et là, les premières gouttes venaient nous chatouiller. Tout au long de l'épreuve d'ailleurs, nous allions avoir droit à un crachin intermittent. La première côte (Chamboeuf) était abordée en sortie de Gevrey-Chambertin. Une belle montée montée à une allure assez rapide, qui passait plutôt bien. La descente qui s'ensuivait provoquait quelques dégâts, tant elle était nerveuse. C'est un peloton déjà aminci qui abordait la seconde difficulté à Meulley, dans un rythme identique à la précédente. Toujours aucun problème pour suivre... Puis après une descente encore "tégévesque", le peloton prenait une allure plus calme, au moment d'entrer dans Pernand Vergelesse. C'est le moment que je choisissais pour aller faire un tour aux avants-postes. Un petit coucou à Karl, qui me lançait "reste pas dans le vent, abrite-toi" et j'obtempérais en me rabattant derrière les 3/4 coureurs de tête. Ça n'allait pas durer. Le virage suivant nous faisait emprunter une route jonchée de gravillons fraîchement déposés... Je ralentissais donc - l'appréhension de la chute - et perdais quelques places. Après la traversée de Savigny-les-Beaune et après quelques centaines de mètres de route vallonnée, nous bifurquions sur la gauche en direction de Clavoillon. Dans le virage, un coup de frein, le gars devant moi glissait et manquait de tomber, puis se rétablissait. Résultat, une belle figure acrobatique : freinage d'urgence, petit dérapage avec décollage roue arrière, puis déchaussage et pied droit à terre pour rétablir et ouf !! chute évitée de justesse (les cris derrière tant pis - z'ont qu'à pas être dans ma roue!). La suite, c'était avec les jambes flageollantes la montée de 2 petites côtes par paliers (ça allait encore bien) puis, le début d'un petit raidillon menant au bourg de Clavoillon. Ne connaissant pas le parcours, j'entamais cette montée un peu trop confiant. Résultat en abordant Clavoillon, j'étais déjà dans le rouge et un coup d'oeil sur la gauche et la suite du parcours me clouait littérallement. Plus j'avançais et plus je voyais la pente s'accentuer. Très bien positionné au début du col, déjà un peu moins bien en traversant Clavoillon, je coulais (sic) dans le reste de la montée. Dépassé par presque tout le monde, sans pouvoir rien faire. Scotché ! Et ce col qui n'en finissait pas. La fin nous faisait passer sous l'autoroute A6, au niveau de Bessey-en-Chaume à 630 m d'altitude. Du coup, je me rappelais que même en voiture par le passé, j'avais déjà du mal à monter le col de Bessey ! Après avoir basculé après un petit groupe de 6/7 coureurs, j'entamais la descente seul avec l'objectif de rattraper ce groupe. Il me fallait quand même toute la descente pour les rejoindre, après avoir douté un moment pouvoir y arriver, tant cela allait vite. Et lorsque c'était fait, il fallait recommencer à monter vers Orches mais je n'avais plus de forces. A partir de ce moment, j'allais trouver le temps très long et j'allais devoir m'accrocher dans chaque côte pour ne pas prendre la porte. Dans la montée suivante vers Ivry, je trouvais le moyen de dérailler en passant le petit plateau. Il me fallait descendre pour remettre correctement la chaîne, puis forcer encore pour revenir sur le groupe qui ne m'avait pas attendu. Après Montceau, c'était à nouveau une longue descente, avec la traversée d'Aubaine. Je me faisais larguer dans cette traversée, n'étant pas assez attentif, pour revenir quand même quelques kilomètres avant la traversée de Bligny/Ouche. Bligny était le point de départ de l'avant-dernière difficulté, une belle montée dans laquelle je devais encore m'accrocher. Puis après une dernière descente, nous longions durant 25 bons kilomètres, le fil de l'Ouche, rivière locale. Là, c'est le revêtement qui me faisait souffrir par endroits : très granuleux et d'un mauvais rendement. Je restais en fin de peloton, n'ayant quasiment plus de punch. Nous étions repris par un groupe d'une dizaine d'unités à 20 km de l'arrivée, tant le rythme avait baissé. Enfin, 5 km avant l'arrivée, nous avions droit à la montée vers Corcelles-les-Monts, avec une pente assez difficile sur les 2 premiers kilomètres. Je n'essayais même pas de suivre les plus rapides et me contentais de monter à mon train, sans forcer. Même le faux-plat dans les 2 derniers kilomètres ne me permettait pas de rejoindre le petit groupe de 5 qui était 100m devant. L'arrivée à Corcelles, après une petite butte, me faisait lancer à Karl, qui était sur la ligne "j'arrête le vélo!". De fait, j'avais décidé durant l'un des moments difficiles, de ne pas toucher au vélo durant ma semaine de congés qui suivait...! Très exigente donc que cette cyclo, ne serait-ce que par la présence du col de Bessey qui à lui seul vaut le détour !" |
