
| Le dimanche 13 juillet 2008, Laurent LESPAGNOL
a participé à la "Bourguignonne" à Tournus
en Saône-et-Loire. Le grand parcours fait 170km pour 2700m de dénivelé. Voici ses résultats : 74 classés, temps du 1er : 4h27'15 LESPAGNOL Laurent : 28ème en 4h46'53, 9ème sur 19 dans la catégorie B |
| Encore la pluie au programme
de cette belle cyclosportive autour de Tournus (Saône et Loire). Du moins, cest ce que laisse penser le ciel chargé et pluvieux au réveil à 6h. Il tombe des cordes et ce nest pas très motivant. Difficile dans ces conditions de sortir du lit douillet de lagréable hôtel « Les Terrasses » de Tournus. Peu de monde également au départ des 2 circuits. A peine une centaine de participants sur le grand parcours de 160 km sur lequel il est annoncé 2700 m de dénivelé (Voir parcours) Après la Ronde du Petit Sablé, on ma refait le coup du dossard n°1, ayant été le premier inscrit Je salue lorganisateur Alain Pradier, rencontré la semaine précédente sur la Machinoise et les habitués des cyclos en Bourgogne : Raphaël, Yves, Fred, Xavier mais aussi Bérangère. A 8h30, le départ est donné sur une route détrempée, mais la pluie a cessé. Départ neutralisé jusquà la sortie de la ville, et dès les premiers tours de roue, je sens encore une fois que la forme nest pas au rendez-vous. La faute à la pluie du dimanche précédent ? En tout cas, les jambes sont bien lourdes. La première côte en sortie de Tournus, le col de Beaufer, ne passe pas très bien et je pioche un peu pour suivre le train. Et revenu sur le plat, toujours cette appréhension qui me fait rester en fond de peloton, surtout lorsque ça descend. Le col de Brançion, avant le 20ème km, passe un peu mieux, mais jappréhende la difficulté suivante, qui arrive un peu tôt pour moi, nétant pas suffisamment dans le rythme avec mon moteur Diesel Et arrive ce qui devait arriver : au bout dun petit km de montée du Col de la Pistole (qui en compte 5), je lâche prise et décide de continuer à mon rythme. Et là, cest à ny rien comprendre, après avoir récupéré sur 1 km, jarrive à monter plus vite que je ne le faisais dans le peloton de tête. Cest ainsi que je reprends petit à petit quelques autres largués et quau sommet, avant de rebasculer, je me retrouve dans un groupe de 11 avec notamment Yves Simon et la meilleure féminine Bérangère Staelens. Je ne suis pas trop mécontent, mais dans la descente vers Donzy, je dois me forcer pour ne pas me faire à nouveau décrocher. Heureusement après la descente, une nouvelle côte sur 1 km me permet de rentrer définitivement. Mais là, je suis durablement dans le rouge. Et la longue descente vers Cluny qui samorce ne me permet pas de récupérer. Je maccroche, asphyxié, doigts crispés sur les freins. Au milieu de la descente, japerçois Raphaël de nouveau stoppé par une crevaison et peu avant Cluny, nous reprenons sur la droite une route vallonnée. Après 5 km passés à faire lélastique en queue de peloton, je réintègre le groupe du côté de Cortambert et je sacrifie aux exercices de relais. Quel pied ! Cest beaucoup moins dénergie dépensée quà trainer derrière. Du coup, je retrouve des ailes Un peu plus loin, comme ça tourne bien, nous reprenons un gars du Creusot quil ma semblé reconnaître (il mavait un peu « houspillé » sur la Machinoise dans un virage en côte, que je ne prenais pas assez vite !). Cest bien Julien Vittorini, le leader des 20/29 ans du trophée de Bourgogne. Nous le rejoignons alors que je suis à mon tour de relai. Il mindique sêtre arrêté pour satisfaire un besoin naturel, mais aussi que le groupe devant nest pas loin. Effectivement, au détour dun virage, nous lapercevons. Mais bizarrement, il ny a personne pour prendre les choses en main et la belle mécanique de notre groupe stoppe net. Je dois dire que moi non plus, ça ne me tente pas de revenir devant. Si cest pour resauter à la difficulté suivante bof ! Alors le gars ré-accélère et repart tout seul rejoindre son groupe (balèze le gars). Prenant de ses nouvelles après la course, il me dira quil na pas totalement réussi dans son entreprise mais il finira 6 mn devant nous. Entre le 70ème et le 110ème km, nous passons, toujours à 11, 5 côtes importantes, qui nexcèdent pas 1 à 2 km de montée. La plus pittoresque est celle démarrant à Curil-sous-Burnand, avec un fort dénivelé en ville. Mais la suite de la côte est plus douce et pas dinquiétude donc. Encore une belle montée entre St-Gengoux et Culles-les-Roches puis cest à nouveau une longue zone de plat, où nous reprenons quelques éléments isolés, puis un groupe de 5 mais peu arrivent à accrocher jusquau bout. Au km 135, arrive la grosse difficulté de cette épreuve, le col des Chèvres, situé après la commune de Collonge. Un peu plus de 2 km de montée pour 200 m de dénivelé (Moy 7,7 % avec une zone à 10%). Il doit faire peur à tout le monde, car depuis environ 5 km, le rythme a ralenti et je suis passé avec 2 autres gars résolument à lavant pour maintenir lallure. Et effectivement, après un virage à gauche apparaît une très longue route, granuleuse à souhaits, qui monte, monte, monte. Démoralisant ! Elle semble interminable. Je la négocie assez bien, en cédant un peu de terrain sur la fin, mais sachant que je pourrai revenir sans problème derrière. Sauf quYves Simon, qui semblait encore accessible peu avant la fin du col, a bel et bien disparu lorsque je bascule à mon tour. Je ne le reverrai pas avant larrivée Le groupe se reconstitue, mais pas complètement, il y a des victimes à larrière. Il reste le col de la Croix-Léonard à passer. Il nest pas très long, mais après le col des Chèvres, il fait mal à tout le monde. Puis nous prenons des petites routes escarpées pour revenir vers Tournus. Et là, cest le dos qui trinque. Bérangère a tenté un truc dans la dernière bosse, mais se fait revoir dans la dernière descente. Nous arrivons une petite dizaine à proximité de larrivée, en bordure de Saône. Là, nous attend Karl, qui en a fini depuis un quart dheure. Il encourage Bérangère pour le sprint, au moment même quelle a choisi pour attaquer ! Je jette mes dernière forces dans la bataille pour le sprint, mais il est bien difficile, avec ses 3 virages à angle droit pour atteindre la ligne darrivée située dans le parc des sports. Résultat 28ème avec une 9ème place dans ma catégorie, en 4h46 soit 19 minutes après le vainqueur. Après une bonne douche réparatrice, nous retirons nos tickets repas auprès de . Miss Bourgogne (on a même droit à la bise). Un très bon repas revigorant suivi de la cérémonie de remise des récompenses (avec notamment les 2èmes places de Karl dans la caté des 40 ans et de Xavier dans celle des 30/39 ans et bien sûr la victoire de Bérangère dans la sienne ). Puis cest le tirage au sort : une fois nest pas coutume, je repars avec un beau magnum de vin blanc de Mâcon Villages et une nouvelle bise de Miss Bourgogne ! |
