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| Le dimanche 4 mai 2008, Laurent LESPAGNOL
a participé à la "Blé d'Or" à Lèves
au nord de Chartres. Le grand parcours fait 164km. 1350m de dénivelé. Voici ses résultats : 343 classés, temps du 1er : 4h21'43 LESPAGNOL Laurent : 67ème en 4h35'07, 29ème sur 81 dans la catégorie D |
| "3 jours seulement
après la Roger Walkowiak, je m'engageais en ce dimanche 4 mai sur
ma seconde Blé d'Or, qui devait se dérouler sous la chaleur et un ciel dégagé (et heureusement un peu voilé une bonne partie de la matinée). Arrivé une heure avant sur les lieux, je retirais mon dossard - le 7 - et finissais de me préparer. Après avoir grimpé la côte de la Chacatière, en haut de laquelle se trouvait la ligne d'arrivée, en guise d'échauffement, j'allais me ranger dans le 1er sas, où je retrouvais Karl, qui me prodiguait ses derniers conseils : rester dans les roues et les bonnes de préférence, ne pas traîner à l'arrière d'un peloton... Dès le départ, ça vissait sérieusement et ça n'était pas la première côte, seulement 400 m après le départ, qui réfrénait les ardeurs... Je me sentais assez bien et cette côte était vite avalée, j'arrivais même bien placé sur le plat. Et je m'efforçais d'appliquer à la lettre les consignes : dès que je voyais plus de 25/30 coureurs devant moi, je me faufilais pour remonter, le plus souvent sur les côtés. Pas grand chose à signaler sur les 50 premiers kilomètres parcourus à plus de 40 km/h de moyenne, excepté une côte assez roulante de 1,3 km en abordant Fontaine-la-Guyon au km 16. Roulante, mais abordée après 2 virages consécutifs à angle droit, si bien qu'il fallait relancer dès le début de la montée et slalomer pour éviter les plus lents. Ayant déjà fait cette cyclo l'année dernière, je repassais à Saint-Arnoult-des-Bois (km 23) avec le souvenir de la monstrueuse chute à laquelle j'avais échappé par miracle, puis quelques kilomètres plus loin, c'était une zone de plat sur la D23, dans laquelle l'an passé je m'étais fait aboyer dessus par Thierry (de Vélizy) pour avoir laissé un trou et ne pas m'être écarté assez vite ! Cette fois, je faisais attention et tout se passait bien... C'était finalement une belle balade et je restais concentré en remontant dès que l'occasion se présentait. A partir du 55ème kilomètre, changement de décor, nous abordions une zone plus accidentée, avec le passage dans Saint-Denis-de-Buthon, où nous attendait une côte de 1 km, pas trop difficile, puis, après une grande descente, et une portion de bosse assez roulante, c'était le premier mur de 300 m avant Marolles-les-Buis. Là, j'évitais la chute de justesse, le gars devant moi coinçait et déchaussait mais j'avais le réflexe de me décaler à temps... 15 km plus loin, j'allais commettre l'erreur d'aborder une descente trop en arrière du peloton et manque de chance, c'est là qu'il accélérait pour former une file indienne en sortie de Saint-Denis d'Authou au km 81. Et j'étais légèrement décroché, pas beaucoup mais suffisamment pour voir le peloton s'éloigner malgré tous les efforts déployés. La bosse de 600m placée juste la sortie de Saint-Denis n'arrangeait rien. Au bout de 2 km, je me relevais sèchement, personne derrière moi ne voulant me relayer, malgré mes signes de la main ! Fort heureusement, ayant quand même très peu baissé de rythme, en arrivant sur la D922, le peloton était à portée de roues et la jonction se faisait dans l'entrée de Thiron Gardais au km 86. J'avais tellement bien géré l'effort pour revenir que le type (doss 84) qui avait profité de ma roue depuis les 4/5 km trouvait le moyen de m'eng... parce que je ne bouchais pas assez rapidement le trou d'après lui !! Le plus dur était fait, c'est du moins ce que je pensais. La côte suivante de 700 m, était une nouvelle fois difficile à passer et je n'étais pas assez remonté à l'avant lors de la jonction. Je payais dans la côte suivante, la fameuse côte du Goulet, longue de 1,6 km, les jambes devenaient lourdes et le moral était atteint. Je cédais avec 2 autres gars dont Eric du Versailles Sportif, peu à l'aise comme moi dans ces raidards. Il fallait récupérer pour se retrouver dans de bonnes conditions lorsque le train suivant passerait, ce qui arrivait assez rapidement au km 99. Ce groupe se composait d'une trentaine d'éléments. Dès lors, après un dernier mur que je gérais bien, c'en était fini des montagnes russes et nous retrouvions de longues zones de plat et la forme revenait, ce qui permettait de temps à autre de prendre des relais et de se faire plaisir. Je retrouvais mes sensations de seconde partie de la "Ronde du Petit Sablé", en me portant à l'avant dès que le rythme baissait pour relancer le train. Le passage dans Argenvilliers me rappelait que l'an passé c'est en sortant de ce bourg que j'avais connu une grosse défaillance, alors que je venais de boucher le trou après avoir chassé durant 10 km après la bosse de Rougemont. Là, aucun problème ! Une grosse frayeur en passant dans Happonvilliers, au km 117 : un gros toutou s'échappait de la cour d'une maison en bordure de la route et faisait mine de se jeter sur nous... sans provoquer d'accident heureusement. Il fallait encore passer la dernière côte de 1,2 km avant l'arrivée, en sortie de Fontaine-la-Guyon au km 145 et rester bien placé car ça vissait encore en retrouvant le plat. Les derniers kilomètres étaient assez rapides, chacun cherchant à se placer dans l'optique de l'arrivée. Après un dernier talus avant l'entrée dans Lèves, c'était une longue descente au bout de laquelle, après un virage à angle droit, la côte de la Chacatière, longue de 400 m, menait à la ligne d'arrivée. J'avais toutes les peines du monde à me placer correctement dans la descente, la route étant très mauvaise avec des trous et plaques d'égoût dégradées (merci pour le dos) et au bas de la descente, je trouvais le moyen de louper complètement le virage : je manquais de me prendre le trottoir sur la partie gauche de la chaussée. Freinage d'urgence et donc difficile de relancer au bas de la côte, d'autant plus que j'étais encore sur la plaque. Mais à l'énergie, je refaisais presque mon retard pour finir dans le premier tiers de notre petit groupe sur la ligne. Organisation bien menée, avec rafraîchissements après la ligne, le diplôme avec le temps. Puis, après s'être changé, le repas et la remise d'un sac avec la traditionnelle bouteille d'"antioxydant" cuvée blé d'or 2008, un paquet de farine (bien entendu!) et un tee-shirt." |