LA BERNARD HINAULT
LESPAGNOL ET LE BRETON


Le samedi 21 juin 2008 a eu lieu la Bernard Hinault, une cyclosportive des Côtes-d'Armor à Saint-Brieuc.
2 cyclistes du CCO ont participé : Laurent LESPAGNOL sur le parcours de 231km et Frédéric AUFFRET sur le parcours de 183km.
Voici leurs résultats :
Laurent termine 36ème sur 132 au scratch en 6h30'39 (le 1er a mis 6h16'44) et 10ème sur 23 dans la catégorie B
Fred termine 142ème sur 191 au scratch en 6h06'25 (le 1er a mis 4h53'39) et 35ème sur 42 dans la catégorie B

COMPTE-RENDU DE FRED
"Cette année, j'ai décidé de faire La Bernard Hinault, je me suis engagé sur le 170 ( qui en faisait en fait 182 km).
Arrivé sur le lieu de départ vers 7H45, je croise Laurent qui va prendre le départ des 230 kmà 8h.
En ce qui me concerne je prends le départ à 8H30.
Comme vous l'imaginez, ça part à bloc, et avec la première grosse bosse je saute du premier groupe.
Au bout de 25 bornes, je me retrouve dans un groupe d'une quarantaine de coureurs.
Les sensations au niveau des jambes sont pas mal, mais par contre mon dos me fait souffrir.
J'arrive à tenir dans ce groupe jusqu'au 130ème km (pour info il y avait dans ce groupe 3 féminines=ça motive !!!!).
A partir de ce 130ème km, les côtes s'enchainent et je suis à la ramasse.
Les premiers des 230 me passent à 20 km du but.
Pendant 2 bornes je roule avec 2 pros de La FDJ dont Arnaud Gérard et Guillaume Blot l'un des meilleurs amateurs actuellement
en France, quel plaisir dans leurs roues à 55 km/h sur le plat.
La suite est un long calvaire dès que ça monte, dans la dernière difficulté (un mur !!!!), une voix m'appelle et m'encourage, il s'agit
de notre globetrotter des cyclos "Laurent Lespagnol", malheureusement je suis littéralement planté (4,5 km/h !!!!!!) et le laisse filer
avec son groupe.
Il me reste 3 bornes à faire, à l'arrivée je constate comme un C.. que j'ai oublié de mettre ma puce ( résultat je ne sais pas si je
serai classé, les 182 km sont effectués en 6 heures avec 2200 m de dénivelé).
A l'arrivée je retrouve Laurent, on discute un petit moment (Laurent a fait 230 km en 6H30, bravo !!), ensuite un petit repas sympa
permet de reprendre des forces et retour à la maison.
Samedi prochain, je serai sur La Pierre Le Bigaut et je tacherai cette fois-ci de mettre ma puce. "

COMPTE-RENDU DE LAURENT
"Zone d'activités de Langueux, samedi 21 juin à 06h45.
Je sors de l'hôtel et range mon vélo dans la voiture.
Pas très reposé, la nuit ayant été assez rock'n'roll avec sous la fenêtre une soirée arrosée et bruyante de camping-caristes et sur
le coup de 2 heures du matin, c'est dans la chambre contigüe une symphonie en rut majeur, à laquelle j'ai droit, avec une gamme
inouïe de "vocalises"...!
Direction Saint-Brieuc (Saint-Brieg pour les Bretons) pour le départ de la Bernard Hinault.
Sauf que j'ai oublié de prendre le plan d'accès et qu'il me faudra une demi-heure pour trouver la zone de départ.
Cette péripétie passée, après avoir croisé Gilles Mahé partant s'échauffer, je récupère mon dossard 62, puis je vais saluer
Sébastien Calahorra avant de me préparer.
Enfin, je croise Fred, l'un de nos bretons du CCO, qui s'est engagé sur le 170.
Lorsque je suis enfin prêt, il est trop tard pour effectuer quelques tours de roues, si tard même qu'au moment où je m'aperçois
que j'ai oublié de prendre ma ceinture Polar, je n'ai plus le temps de retourner la chercher.
Je vais me ranger sagement en fond de sas et après les quelques recommandations d'usage, c'est parti pour 230 km...
Dans l'exercice de remontée du peloton, je commence à être redoutable et au bout d'1,5 km, je rejoins Gilles aux avants-postes
puis, après le passage dans Yffiniac, je vais faire le mariole en tête durant 8 km avec 3 autres candidats au suicide, jusqu'à la
première descente, où je rétrograde naturellement.
Le problème c'est que souvent après une descente, vient une montée.
Celle de Morieux m'incitera pour la suite à me faire violence dans les descentes pour rester au contact lorsque la route s'élève
à nouveau.
Très rapidement nous traversons les villages en bord de mer, Le Val André d'abord (km35) avant un premier retour dans les
terres, puis Sables d'Or-les Pins (km 55), Préhérel-Plage (km 60) et enfin le Cap Fréhel (km 65).
Ce sont de vrais toboggans hyper roulants ; j'adore ça !
Comme je me laisse aller à admirer le paysage, je me retrouve à devoir remonter le peloton en poursuivant mon effort après
chaque côte.
C'est souvent contre le vent que je remonterai le peloton plusieurs fois dans la première partie du parcours.
Excepté quelques accélérations bien senties, c'est une belle promenade, effectuée avec les quelques pros de la FDJ
(Arnaud Gérard) ou du Crédit Agricole (Julien Simon).
Au passage du 1er ravitaillement au km 90, à Plorec/Arguenon, nous bifurquons vers l'Est et les routes deviennent plus
accidentées, plus étroites, beaucoup moins roulantes.
Après une première tentative vite avortée, Sébastien s'est fait la malle avec 6/7 autres gars et personne n'a réagi.
Je regrette un peu de ne pas avoir suivi mais il faut rester sérieux, je n'ai pas les moyens... pas pendant 130 km.
Les pros de la FDJ se relaient de temps à autre en tête du peloton, mais sans trop influer sur la course.
Un autre petit groupe se détache à nouveau au bout de 135 km, avant une longue zone de plat.
Et là encore, seuls 2 gars essaient d'organiser une poursuite.
J'essaie de réagir en remontant devant pour me joindre à eux mais autant eux semblent faciles, autant pour moi c'est loin d'être
le cas et après 3 relais appuyés, je suis K.O.
Je rentre donc dans le rang pour me refaire une santé.
Après avoir rejoint le parcours commun 170/230, nous retrouvons des attardés du 170 km, dont certains essaient de prendre
les roues.
Peu arriveront à suivre jusqu'au bout mais que ce doit être dur moralement pour eux.
Les choses vraiment sérieuses arrivent avec un long faux-plat ascendant à partir du 160è km, avant d'atteindre Rouillac.
Les 15km qui suivent sont ponctués par une belle côte en ligne droite d'environ 1 km à 7% max, débouchant sur "Les 4 Routes".
Et là, c'est le couac.
Pas assez bien positionné au départ, un peu gêné par les gars qui coincent devant, par les plus rapides qui se faufilent, par le
braquet inadapté (mais trop tard pour en changer) et les jambes qui coincent bêtement au mauvais moment.
Résultat la tête du groupe prend le large avant la fin de la montée, laissant un trou béant impossible à boucher.
Un deuxième groupe se forme avec le reste, enfin presque car il reste 4/5 gars scotchés dont le malheureux Gilles qui a
beaucoup trop donné dans la première partie du parcours, étant souvent aux avants-postes.
Dur à partir de ce moment de se remotiver, d'autant plus que je rentre en "zone inconnue", n'ayant jamais effectué de cyclo de
plus de 170 km (mis à part un "Levallois-Honfleur" effectué à un train de folie en septembre 2007).
Jambes, dos, tête : plus rien ne tourne rond, mais il faut tenir !
Peu après, en sortie de Plessala, un gars me prévient que "c'est là que ça se complique". - "Ah? c'est-à-dire ?" - "..." Finalement,
elle n'a rien de bien méchant cette côte de "Bel Air", ce n'est qu'un long faux-plat assez roulant.
Le tout est de bien rester dans les roues et de s'accrocher.
Et ça carbure, à tel point que l'un d'entre nous fulmine contre le coureur qui imprime le rythme.
Au passage au dernier ravitaillement, certains s'arrêtent pour remplir les bidons.
Je le ferais bien, d'autant plus que j'ai épuisé les réserves, mais si je m'arrête...
Alors le panneau "arrivée 38 km", soit 6 km de moins que me l'indique mon Polar, me redonne des forces.
L'accident est évité de peu quelques mètres après le ravitaillement, à la bifurcation à gauche, lorsque 2 gars font un épaule contre
épaule qui se termine pour l'un d'eux dans le fossé (sans tomber, ouf).
Les derniers kilomètres sont avalés à bonne allure, et le dernier coup de cul qui fait peur à tout le monde, visiblement, passe
bizarrement très bien pour moi, peu à l'aise habituellement dans les gros pourcentages.
Mais comme c'est court, la puissance suffit pour passer, peut-être aussi le petit plateau que je passe pour la première fois.
C'est là que je retrouve Fred qui est en train de coincer au bas de la côte.
Un mot d'encouragement mais notre train va trop vite pour lui!
Je me retrouve avec 5 gars en haut de la côte et je prends un gros relais avant l'arrivée.
A 500 m de la ligne, ça embraye derrière, mais un cri, un coup de frein et c'est la chute.
Je n'ai rien vu mais toujours terrible le bruit du vélo raclant le sol...
Un gars a fait un écart, il se fera réprimander vertement à l'arrivée...
Un peu déconcentré, je démarre mon sprint avec un temps de retard, et je passe la ligne en 6h30 et en 5è position du groupe de 6.
Le repas est pris avec Séb Calahorra (et madame), Gilles et Marcel Paillard (66 ans et il me met une claque sur chaque cyclo !) puis
nous assistons à la remise des récompenses avec un Bernard Hinault très disponible.
Pas de chance cependant pour Séb (3ème de sa caté), seuls les 3 premiers du scratch sont récompensés sur le 230 km,
contrairement aux autres circuits où les 3 premiers de chaque catégorie ont été invités à rejoindre le podium..."






Le reste des photos sur l'album picasa de Laurent

Les résultats du 231km

Les résultats du 183km