LAURENT S'ESSAYE SUR UNE COURSE EN LIGNE

Départ fictif                                                                                                                           Départ réel

Le dimanche 11 mai 2008, laurent LESPAGNOL a participé à une course en ligne de 95km : Paris-la Roche Guyon.
Il termine 16ème en 2ème catégorie.

Voici son compte-rendu :
"Temps splendide et température estivale pour cette première édition de la course en ligne de 95 km, "Paris-La Roche-Guyon"
sous l'égide de l'UFOLEP.
Enfin, pas tout à fait Paris, puisque le départ était donné devant la Mairie d'Herblay, l'organisation de la course étant assurée par
l'AS Herblay ( voir le parcours ) 130 coureurs au départ, tous titulaires d'un carton Ufolep de catégorie 1, 2 et 3 avec une grosse
quarantaine en seconde catégorie.
Je récupérais mon dossard, le 219, puis partais faire un court échauffement.
Départ fictif à 08h00, pour rejoindre en zone industrielle le lieu où était donné le départ réel, vers 08h15.
Hyper rapide, ce départ !
Jamais vu ça depuis un an que je fais des courses... Et avec tous ces ralentissements intempestifs, chicanes et virages serrés,
impossible d'enclencher la mécanique pour me positionner au bon endroit dans le peloton.
Encore à la traîne à chaque accélération ou changement de direction.
Ce n'est qu'en arrivant sur Nesles-la-Vallée puis Labbeville que j'arrivais à entrevoir les premières positions, et surtout dans la
longue montée jusqu'à Epiais-Rhus.
Entre-temps, par à-coups successifs, en profitant de chaque petite bosse, je réussissais lentement à remonter, reculant parfois,
par exemple en raison d'un incident stupide, du côté de Butry-sur-Oise, après avoir traversé la voie ferrée, coup sur coup
3 coureurs devant moi perdaient leur bidon ; je parvenais à en éviter 2, mais je roulais sur le 3ème... sans chuter toutefois, mais
dans l'acrobatie, c'est la sacoche sous la selle qui tentait de se barrer !
Pas de chance, je venais de la changer, après avoir fait la Roger Walkowiak avec une sacoche qui n'était plus accrochée à son
support qu'avec 2 vis sur 3...
Heureusement, elle restait accrochée par l'élastique enroulé autour de la tige de selle, mais ce fut très désagréable de la sentir
tout le reste du parcours se balader à gauche ou à droite à chaque virage ou sauter à chaque aspérité de la route.
Sans compter que j'avais peur de la semer (et la clé de voiture avec !).
La suite du parcours empruntait des routes bien connues des cyclistes du CCO, Grisy-les-Plâtres, Bréançon et sa côte,
la descente vers Marines, où je reperdais du terrain, puis une longue zone vallonnée avant la descente vers Us.
Dans cette descente, 3 coureurs se retrouvaient par terre : petite frayeur étant pas loin derrière, mais j'arrivais à les contourner
sur la droite et il fallait relancer pour recoller, ce qui était fait en arrivant devant Us.
Dans le tournant menant au centre de Us, je voyais un groupe du CCO qui attendait, en provenance d'Ableiges, que la troupe soit
passée (merci pour les encouragements !).
Puis, nous abordions la première des 3 côtes "meilleur grimpeur" de la journée, sans difficulté particulière et bien roulante.
N'étant pas bien positionné au départ, il fallait quand même forcer un chouïa pour recoller au peloton avant la fin de la montée et
suivre plus tranquillement dans le faux-plat ascendant menant à Théméricourt.
Mais cette première côte faisait quand même quelques victimes, et pas seulement en 3ème catégorie...
En arrivant peu après à Théméricourt, un cri à l'arrière suivi d'un fracas indiquait qu'une nouvelle chute s'était produite, ne
touchant apparemment qu'un coureur.
Il était temps en atteignant Avernes d'aborder la seconde côte "meilleur grimpeur", menant à Gadancourt : une petite côte avec
2 lacets, nettement moins roulante.
Je m'en sortais encore bien, mais en traversant Wy-dit-joli-Village le passage de 3 rigoles pavées et dangereuses, me faisaient
perdre du terrain et sur la zone de plat à travers champs qui suivait entre Wy et Arthis, je devais mettre la gomme pour revenir
sur le groupe.
Encore des forces bêtement perdues...
Après avoir passé Arthies, je sentais les premiers signes de fatigue.
J'avais désormais du mal à suivre, et c'est après le passage de Maudétour-en-Vexin que je me faisais distancer par le peloton
de tête.
Bien qu'étant sur le 52x12, et même en appuyant comme un damné sur les pédales, l'écart se creusait irrémédiablement...
Je me retrouvais là en fâcheuse posture, et une fois de plus cette année, Francis, à la peine sur le plat.
Ne perdant pas espoir, nous entamions une poursuite qui allait durer 8 bons kilomètres, jusqu'à l'arrivée sur la départementale
menant à Amenucourt.
Mais c'était juste, car en passant devant le château de Villarceaux, je commençais à me résigner et lançais à Francis un "on ne
reviendra pas", puis convertissais mes paroles en actes en ralentissant.
Le passage dans Chaussy me voyait relancer "on ne sait jamais", puis voyant le peloton à moins de 300 m devant, j'embrayais,
rejoignais Francis qui avait pris 150 m , en doublant les voitures suiveuses et, en arrivant sur la route d'Amenucourt, nous
recollions au peloton.
Très bon pour le moral !
Mais joie de courte durée !
Connaissant la suite du parcours, j'étais persuadé que je paierais tout cela dans la côte d'Amenucourt (3ème côte "meilleur
grimpeur", avec passages entre 10 et 15%).
Elle m'avait déjà bien fait souffrir sur la Stephen Roche l'année dernière, c'est là que j'avais été lâché par un bon groupe au 80ème
kilomètre et donc, je m'attendais au pire.
Effectivement les jambes ne répondaient plus, je prenais le meilleur rythme possible sans être trop en sur-régime, mais le gros
du peloton s'éloignait.
Nous restions à 5 éléments en haut de la côte, d'autres restant en carafe encore derrière.
Parmi ces 5 coureurs, David Boutigny pas très fringuant non plus, et Francis toujours.
Nous allions en terminer pour les 15 derniers kilomètres, sans pouvoir revenir (sans même essayer vraiment) sur le premier
peloton, ni craindre un retour de l'arrière.
L'arrivée était jugée en haut de la route des Crêtes et, pour y parvenir, il fallait encore monter la corniche surplombant
La Roche-Guyon.
Francis, meilleur grimpeur, partait en compagnie d'un coureur de 1ère catégorie et je finissais tranquillement derrière, à mon
rythme, à la 16ème place en seconde catégorie (aux alentours de la 40ème place toutes caté).
Course très rapide et rhytmée : 38,4 km/h à mon compteur pour 92.9 km depuis le départ réel et 860 m de D+ (plus de 1060 selon
Openrunner)
Le vainqueur est Guillaume SAGER, des Sangliers du Vexin (1ère caté) et le vainqueur en seconde catégorie est Manuel ROUET
de Guerville.
Organisation très réussie de l'AS Herblay, avec un encadrement et une sécurité dignes des plus grandes épreuves"