| Le lundi 24 mars 2008, Laurent LESPAGNOL et Jean HAMON sont
allés à Boutigny-sur-Opton dans les Yvelines. Voici le compte-rendu de Laurent : "Boutigny-sur-Opton, retour de l'enfer, acte III : J'avais coché 3 courses ce week-end de Pâques mais la Météo a largement entamé ma détermination : - le 22 mars à Amillis (77), le vélo est resté dans la voiture et c'est dommage, car la pluie a cessé juste avant le départ et le soleil s'est peu à peu imposé et finissait de sécher la route en fin de course... - le 23 mars à Méry/Oise (95), je n'ai même pas fait le déplacement, de peur de trouver une route gelée... Rien de cela apparemment... - il restait donc le 24 mars et je n'avais plus le choix, c'était Boutigny ou rien. Ça s'annonçait pas mal, le soleil dominait en matinée et c'est en arrivant du côté de Houdan peu avant la course que les premières gouttes tombaient. Entraînement rapide sur une route encore sèche, petit crachin que j'espérais passager mais... Le départ avait lieu avec une vingtaine de minutes de retard, en raison d'une chute lors de la course des 3ème caté qui avait nécessité l'intervention des secours. Quelques flocons de neige fondue se mettaient à tomber et la pluie allait se maintenir durant les 3/4 de la course. Le circuit de 11 kilomètres, modifié cette année en raison de travaux, était à parcourir 6 fois (http://www.openrunner.com/index.php?id=73708) pour les 2ème caté. Départ avant l'entrée du Bourg, passage devant la fête foraine en légère descente, virage à angle droit puis faux-plat ascendant contre le vent en sortie de bourg sur 2 kilomètres jusqu'à La Musse. Là, emprunt d'un chemin vicinal assez étroit sur 3,5 km, jonché de plaques de terre bien casse-gueule jusqu'à Broué et retour vers Boutigny par Bécheret sur une large route très roulante, vent dans le dos. Départ hyper rapide, notamment dans le faux-plat en sortie de bourg, contre un vent puissant et pour moi, déjà l'asphyxie et l'envie de faire demi-tour. Quelle galère ! J'ai pris le départ malgré des freins défaillants (plus de gomme), et à chaque passage devant la fête foraine, je suis obligé de ralentir très en amont du virage pour passer sans encombre. Et donc obligé de relancer très fort en sortie de Boutigny pour recoller, à un endroit où il est plutôt conseillé de rester au chaud dans les roues pour ne pas se faire bordurer ! Toute la course pour moi ressemblera à ça : garder le contact tout en restant un peu derrière, faire attention pour ne pas avoir à freiner, et toujours ralentir fortement dans le village puis batailler contre le vent pour recoller juste après. Une dernière alerte dans le dernier tour avant l'entrée dans Broué, à ce moment j'ai le sentiment que les jambes n'en veulent plus, mais je tiens le coup puis c'est le retour de la grande forme dans la dernière ligne droite, alors que dans les tours précédents elle ne m'inspirait pas. Je me glisse pour le sprint, sans trop savoir pour quelle place car des échappés dans le premier tour n'ont pas été repris (en fait il en restait 3 devant). En arrivant à Bécheret juste avant l'arrivée, nous reprenons un peloton de 1ère caté, ce qui sème un peu la pagaille dans la préparation du sprint, et nous abordons l'arrivée à vive allure. J'ai réussi à me hisser vers la tête, mais au moment où il faudrait mettre un dernier coup de reins, je repense à mes freins et je termine en assurant, juste derrière un coureur de Buchelay, autour de la 10ème place du sprint. Une course de guerriers, à en juger par le nombre d'abandons et à l'allure des coureurs après la course ! Je rejoins Jean à l'arrivée. Il termine à la 12ème place de sa course de 4ème caté, gêné par une chute dans le final." |

