"COURIR POUR LA PAIX"
TOUJOURS PAS DE VACANCES POUR LAURENT !


Le samedi 2 août 2008, Laurent LESPAGNOL a participé à la BRS "Courir pour la paix" à Chailly-sur-Armançon en Côte-d'or.
Le grand parcours fait 160km pour 2000m de dénivelé.
Voici ses résultats : 174 classés, temps du 1er : 4h12'32
LESPAGNOL Laurent : 77ème en 4h43'02, 20ème sur 34 dans la catégorie B
A noter que Francesco avait participé à cette cyclosportive l'année dernière !

COMPTE-RENDU DE LAURENT
Vite plié !
Arrivés à Chailly à 7h15 avec Karl Coudre et Pierre-Marc Lamontagne, nous avons vite fait de récupérer nos dossards et de nous
préparer.
Il fait un chouya frisquet et le brouillard s’est installé, recouvrant les collines environnantes.
Petite séance d’échauffement avec Raphaël et Karl, qui consiste à monter puis redescendre la bosse de départ (et d’arrivée).
Puis nous assistons avec Pierre-Marc, devant le podium, à la cérémonie d’ouverture, où nous est lue une lettre du Maire
d’Hiroshima puis où est bénie la Madone, statue de bois retrouvée dans les décombres de Nagasaki, sous le regard bienveillant
de Bernard Hinault et de François Patriat, président de la Région Bourgogne et instigateur du Trophée de Bourgogne, étant
lui-même un cyclosportif émérite…
Au-delà de l’enceinte du château, nous entendons tout à coup des cris et observons un remue-ménage qui ne nous dit rien qui
vaille : le départ va t’il être donné sans nous ?
Pour Pierre-Marc, c’est impossible.
La suite lui prouvera que si !
Je me faufile rapidement jusqu’à la zone de départ et ouf !, j’arrive juste au moment où le 160 km s’élance.
Pierre-Marc aura moins de chance et devra mettre le turbo pour revenir dans la première côte.
Je remonte rapidement le peloton, puis me stabilise dans le premier quart.
Revenu sur une portion plane, je déborde petit à petit à bâbord pour me positionner devant.
En cours de route, j’entends Francis qui m’interpelle puis peu après, c’est Karl qui me fait signe de le suivre, ce que je fais.
Un petit mot en passant à Pascal Guernut et le rythme s’accélère.
5 km plus tard, je n’ai pas fait suffisamment attention, un groupe d’une dizaine a fait le trou et je tergiverse.
Puis je me décide à y aller.
Je suis sur la droite de la route mais je remonte à toute allure vers le groupe d’échappés, en même temps que du côté gauche,
Raphaël en fait de même avec quelques autres.
Je me retrouve à quelques encablures du groupe dans la route d’Yves Simon, mais il coince et me fait signe de passer, ce que je
fais difficilement.
Alors que j’ai enfin réussi à revenir, le groupe coupe brutalement son effort et là…. c’est un raz-de-marée qui revient de l’arrière.
Je suis englouti.
Un virage à droite et nous nous retrouvons sur la Nationale 6 dans un bon gros talus avant d’aborder la ville de Saulieu.
Je suis un peu dans le rouge et je pense pouvoir la monter tranquillement.
Quel c… ! : en haut de la côte, je constate les dégâts : le trou est fait avec la plus grosse partie du peloton.
Je n’ai pas été assez vigilant.
Je vais m’employer à revenir, mais je me fais serrer par la voiture d’un suisse qui veut accéder à une station service.
Je dois freiner pour la laisser passer et la contourner sur la gauche.
Je reprends ma poursuite et… miracle, à l’entrée de Saulieu, je vois que le peloton est bloqué par un passage à niveau fermé.
Malheureusement les barrières se lèvent avant d’être complètement revenu et je ne recolle qu’au virage à gauche qui s’ensuit,
en abordant une portion montante dans Saulieu.
Là, c’en est trop, les jambes sont dures et je n’en finis plus de mourir dans les roues de gars qui coincent successivement et
bientôt noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ! Rideau ! Nous sommes partis depuis 25 km et c’est déjà plié !
Je m’en veux terriblement et dépité je rentre dans le rang.
Je constate que je suis en bonne compagnie avec la meilleure féminine (en tout cas quand Bérangère Staelens n’est pas là).
Nous nous retrouvons en petit groupe de 7/8 coureurs et organisons très rapidement les relais (maintenant que je sais y faire !)
qui nous permettent de revenir sur un petit groupe de taille équivalente.
Nous allons rouler comme cela, avec une excellente organisation, durant quelques bons kilomètres.
La côte de Saint-Brisson passe bien et nous bifurquons toujours à un bon rythme pour rouler au beau milieu de la forêt de
Breuil-Chenue.
20 km de descente plus ou moins prononcée, en passant par Quarré-les-Tombes et ça va très vite jusqu’à
Saint-Germain-des-Champs.
Là, un petit coup de cul, avant de redescendre à nouveau jusqu’au point le plus bas de la cyclo, Chastellux-sur-Cure, au 67ème km.
Nous entamons dès lors une longue montée et nous avons en ligne de mire assez rapidement un groupe d’une quinzaine de gars,
qui semble scotché.
Nous imprimons toujours un bon rythme mais j’ai peur que la jonction ne brise la coordination du groupe.
Et c’est malheureusement ce qui arrive.
Alors qu’il aurait fallu conserver la même vitesse, voire même accélérer un peu, tout le monde s’observe et avec plus de 30 unités,
c’est le bazar.
Après Saint-Martin du Puy, nous entrons dans la forêt domaniale du Puy.
La pente est un peu plus raide jusqu’à Plainefas (tiens, il me semble en y passant que j’ai vu ce nom dans les CR de la Jeff), puis
c’est de nouveau une descente, pentue et dangereuse, la route étant assez étroite et en mauvais état et les virages en épingle.
Bref, j’ai la trouille et je ferme la marche.
Nous atteignons le réservoir de Chaumeçon, c’est vraiment magnifique et après le passage sur le pont, nous remontons sur une
petite route forestière, avant d’arriver à un point ravitaillement (gros bazar encore !).
Notre groupe reste compact et après une nouvelle descente très rapide, nous bifurquons sur la gauche, à Dun-les-Places, et
rejoignons la D6 à toute allure et en fermant les yeux, car aucun signaleur n’est présent à cet endroit !
Encore un bout de descente et c’est parti pour 10 km de montée régulière, où le dénivelé n’est pas très important mais c’est usant,
usant, usant... En revenant sur Saint-Brisson, on peut croire que c’est fini, mais ça recommence pendant encore 1,5 km.
Usant ! La suite est un peu plus vallonnée avant de descendre encore à pic sur Alligny-en-Morvan puis remonter sur 3 km vers
Pierre-Ecrite.
Les jambes deviennent lourdes.
On est souvent sur un faux rythme, notamment dans ces montées trop régulières et je commence à m’ennuyer ferme !
Dans les 10 derniers km avant la côte de Sussey, je manque même à plusieurs reprises de passer par la fenêtre, notamment en
sortie de Liernais où je dois m’employer pour boucher un trou de 100 m.
La côte de Sussey-le-Maupas n’est qu’une formalité, j’y suis bizarrement bien plus à l’aise que dans les longues montées
précédentes.
Je me souviens aussi que c’est là qu’à la Chiapp j’avais commencé à remonter plusieurs pelotons après mon ennui de cale.
La dernière difficulté après Marcilly-Ogny ne fait que confirmer la bonne impression précédente, mais c’est quand même avec
plaisir que je me rends compte qu’on arrive au niveau de la dernière descente menant à l’arrivée.
Je mouline comme un malade avec mon 52x13, mais aux abords de la ligne un commissaire nous fait des signes désespérés
pour que l’on ralentisse.
Ce que je fais, mais du coup ça déborde de derrière et c’est de nouveau la pagaille.
4h42’06 à mon compteur et 2000 m de dénivelé positif tout juste pour 156,9 km parcourus.
Je retrouve Karl et Pierre-Marc qui sont arrivés depuis belle lurette puis nous partons déjeuner.
Le plateau, ce n’est pas exactement la même qualité que sur la Chiappucci ou sur la Bourguignonne (mais nous avions vraiment
été gâtés !) mais ce n’est pas le plus important.
Ce sera moins drôle lorsque Raphaël, Pierre-Marc et moi (entre autres) ne trouverons pas nos noms sur le classement.
Enfin, pas le premier… ni le deuxième… ni le définitif pour moi (ah si, en dernière position !).
‘’La suite serait délectable malheureusement je ne peux vous la dire et c’est regrettable’’… zap
La cérémonie de remise des récompenses permet à Karl d’aller tailler une bavette à Bernard Hinault, le veinard !
Et on a droit à une petite réception avec toasts et Champagne. Très sympa !




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PHOTOS SUR L'ALBUM PICASA DE LAURENT

SITE DU TROPHEE DE LA BOURGOGNE

RESULTATS COMPLETS